Dites adieu aux kilos de l'été !
Mercredi, 31 Août 2011 00:11

Le problème avec les images, c'est le poids des fichiers. J'ai dit le poids, celui du fichier, qui s'exprime en ko (kilooctets) ou en Mo (mégaoctets) et non pas la taille qui s'exprime en centimètres ou en pixels (définition). Et avec des capteurs comportant toujours plus de millions de pixels la tendance est à l'obésité. Si cette surcharge pondérale ne pose pas de problèmes sur nos disques durs, si l'on excepte le fait que ces derniers doivent être toujours plus volumineux, il faut bien reconnaître que sur les pages web (ou dans nos courriels), un régime minceur serait appréciable. C'est ce que vous propose gratuitement la société israélienne ICVT avec son outil en ligne, le bien nommé JPEGmini.

Cette société a en effet développé une méthode pour optimiser la compression JPEG. JPEGmini analyse chaque image pour évaluer la compression maximale qui peut lui être appliquée sans perte de qualité perceptible. Selon ICVT on peut espérer une réduction de 50-80% en poids du fichier JPEG sur une photographie qui n'a pas été "intelligemment" optimisée. A l'heure actuelle le système ne peut être utilisé que via le service en ligne de l'entreprise. Inutile donc de chercher un plug-in pour Photoshop ou The Gimp.

Une étrange compression JPEG sous Photoshop
Il faut savoir que, aussi étrange que cela puisse paraître, l'outil de compression en JPEG intégré à Photoshop n'est pas des plus performants. Ainsi, dès lors que vous enregistrez ou réenregistrez une image dans ce format il est néfaste sur Photoshop de sélectionner "7" sur l'échelle de qualité qui apparaît dans la fenêtre précédant la sauvegarde (échelle graduée de 0 à 12).  

Pourquoi ? Tout simplement parce que jusqu'au niveau "6" sur l'échelle de qualité, le logiciel procède à un sous-échantillonnage de chrominance qu'il n'applique plus à "7". A "7", comme les données de chrominance sont beaucoup plus volumineuses que la version sous-échantillonnée, ces informations de chrominance et de luminance sont sur-compressées pour éviter d'alourdir soudainement le poids du fichier et préserver une certaine linéarité dans l'augmentation du poids. Après "7", la linéarisation de la réduction de la taille du fichier peut reprendre et si vous souhaitez conserver toutes les qualités de votre image originelle, vous pouvez enregistrer à "8" ou plus (jusqu'à 12, même si les crans "11" et "12" n'apportent rien sur le plan qualitatif).

En conséquence, il est nécessaire sous Photoshop de ne pas sélectionner le niveau "7" lorsque l'on sauvegarde en JPEG.

Le problème est similaire sous Lightroom (échelle en pourcentage dans laquelle il faut éviter d'enregistrer entre 50 et 60%). En revanche, si vous sauvegardez votre JPEG dans Photoshop avec l'option "Enregistrer pour le web" (Save for Web & Devices), le sous-échantillonnage chromatique débute à partir de 50% mais aucune compression supplémentaire n'est appliquée de 50 à 100%. Le fichier reste relativement volumineux mais la perte de qualité est moindre.

Le test avec JPEGmini
Avec JPEGmini, les résultats sont époustouflants. Pour le tester, j'ai décidé d'appliquer une nouvelle compression via ce nouvel outil en ligne à l'ensemble des images du bandeau qui se trouve en haut de mon site. Les images mesurent 910 x 369 pixels et l'ensemble, après enregistrement de chaque image sous Photoshop via l'option "Enregistrer pour le Web..." pesait 2.17 Mo. C'était beaucoup pour permettre un affichage quasi instantané chez un internaute ne disposant pas d'une connexion véloce. Après traitement sur JPEGmini de chaque image, l'ensemble ne pèse plus désormais que 1,18 Mo, soit près de 50% de moins. Un régime minceur qui n'a en rien affecté la qualité des images et qui contribuera à améliorer la vitesse d'affichage.

A ce stade, il vous appartient de tester JPEGmini avec vos propres images pour être totalement convaincu du résultat. Pourquoi pas celles de vos vacances avant de les envoyer à la famille ou à vos amis ?