Voir le monde autrement
Mercredi, 25 Août 2010 17:38

Guillaume LEROY - PhotographeJe suis né en 1966, à Arras (Pas-de-Calais - France). Après le lycée, un bac littéraire en poche, je m'oriente vers des études d'Histoire et décroche une Licence à Lille puis un DEA (Master 2 Recherche) à la Sorbonne (Paris). Après quelques années dans l'archéologie, je deviens journaliste en presse magazine puis en presse hebdo et photographie de plus en plus. Je passe ensuite quatre années au service d'un député avant de prendre successivement la direction de plusieurs services de communication. J'enseigne les Relations Publiques, la Communication de crise sans jamais cesser de photographier, ou d'enseigner la photographie, pour le plaisir ou pour quelques clients. Je suis aujourd'hui responsable de la communication et photographe en entreprise à Lille.

Depuis les années 90, sur Apple d'abord, puis sur PC, je me forme aussi en autodidacte, et par le biais de stages, aux technologies numériques. A mon actif, je compte aujourd'hui plusieurs centaines d'articles publiés, plusieurs milliers d'images, des travaux de PAO à foison, une quinzaine de sites Internet, quelques films documentaires, sans oublier quelques expositions photographiques...

Je pratique la photographie depuis l'âge de 14 ans, comme une passion dévorante et enivrante, et souhaite remercier les photographes qui m'ont inculqué les rudiments du métier et m'ont conforté dans l'idée qu'il est possible de voir le monde autrement. Grâce vous soit rendue.

 
Entretien avec l'auteur
Mercredi, 25 Août 2010 17:42

Que souhaitez-vous montrer à travers vos photographies ?

Une partie de mon âme peut-être. Paradoxalement, photographier c’est se dévoiler, parfois se mettre à nu. On s’imagine tranquille, à l’abri derrière l’objectif et l’on se retrouve sur la scène. J’envisage mes photographies et mon travail photographique sous plusieurs angles. Le Regard posé sur, le témoignage, mais aussi le Récit et la Narration. Cela peut être du reportage, mais je suis alors parfois d’une banalité affligeante. Je ne suis pas un romancier. Je suis plutôt poète et sentimental et je l’exprime à travers de petites séries plus créatives. Je me sens plus proche de Rimbaud ou de Vian que de Zola ou Victor Hugo. Je suis plus morceaux de jazz que symphonie, plus fragment que monument.

Ce que je "montre", c’est aussi que rien n’est définitif. Je cite souvent Lavoisier, "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme". Ceux qui pensent que la photographie est un instant figé n’ont rien compris à la photographie. La photographie, c’est le mouvement. Observez les photos de Doisneau ou de HCB (Henri Cartier-Bresson), il y a toujours trois temps, "avant, pendant et après",  même si vous ne les devinez pas au premier regard, ils sont là. J’aime la photographie parce qu’elle suggère autant qu’elle montre. Elle est plus proche de l’écriture que le cinéma, qui donne parfois trop à voir, jusqu’au vertige.

La photographie stimule l’imagination, l’interprétation. Lorsque je réalise une photographie, j’imagine autant que je vois. Je sais aussi que le spectateur ne verra pas ma photo comme je la vois. Il imagine d’autres choses, à l’aune de sa vie, de son vécu, de sa propre expérience. Ce faisant, le dialogue s’installe. J’ai vu et j’ai rêvé, je donne à voir. L’autre voit et rêve à son tour, il me redonne à voir. Finalement, je ne sais pas si je cherche à montrer quelque chose ou si je souhaite simplement donner à voir. J’ai si peu de certitudes. C’est peut être cela mon fil d’Ariane, le doute, la liberté d’interprétation…

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